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DÉCLARATION DE L'APDH RELATIVE AUX RÉVÉLATIONS DE "MEDIAPART" SUR LA CPI

Depuis quelques jours, la Cour pénale internationale, objet d’une enquête du journal’’ Médiapart’’, est au centre d’une série de révélations. Suite à une enquête sur la juridiction internationale créer par le statut de Rome, notamment dans l’affaire ‘’le procureur c Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé,’’ le journal fait état de dysfonctionnements dans la procédure de transfèrement de l’ex Président à la CPI.

En effet, selon M. FABRICE ARFI, journaliste à ‘’Médiapart’’, responsable des enquêtes, invité sur le plateau de TV5, le jeudi 05 octobre 2017, certains hauts responsables de la juridiction internationale dont M. Luis Moreno Ocampo, se seraient coupables de collusion avec des responsables politiques ivoiriens et français de premier plan.

Toujours selon le journaliste ‘’la CPI et Luis Moreno Ocampo son premier procureur, ont monté un dossier en dehors de toute procédure légale, hors de toute compétence, et hors de toute saisine, pour incarcérer et maintenir l’ex Président Laurent Gbagbo en détention’’.

Pour lui, à la lumière des faits documentés, ‘’la CPI est trop peu impartiale et indépendante’’, elle est surtout utilisée par ‘’certaines puissances internationales dominantes, comme un outil de régulation géopolitique’’.

A le suivre, la CPI a été créée pour ’’contrôler politiquement certaines parties du monde’’.
Et le journaliste de conclure son interview en ces termes ‘’Et çà, pour qui a à cœur les idées de démocratie et de justice internationale, d’impartialité, il ne s’agit pas de choisir son camp, c’est proprement insupportable’’.

Au regard des faits révélés, l’APDH est choquée et marque sa grande surprise, les jugeant d’une extrême gravité ; car s’ils sont avérés, ils constitueraient une négation de tous les efforts qui sont déployés à travers le monde par les hommes et les femmes épris de liberté de justice internationale crédible et qui luttent contre l’impunité.

Les révélations qui sont ici faites sur la CPI procèdent du constat de politisation de l’institution depuis l’entrée en vigueur du statut de Rome, en 2002 ; ce qui est de nature à dévoyer les missions que la communauté internationale et les ONG de Droits de l’Homme lui ont assigné, et à saper tous les espoirs placés en elle pour l’avènement d’un monde de paix par une justice internationale équitable et crédible.

L’APDH voudrait rappeler que la Cour pénale International est le fruit d’un long combat d’homme et de femme épris de paix et de justice, et des ONGs de défense des Droits de l’Homme qui voyaient dans l’avènement d’une juridiction pénale internationale le meilleur moyen de lutter contre les crimes de guerre, crime contre l’humanité , les génocides et l’impunité dont jouissaient certains pouvoirs autoritaires, en Afrique comme ailleurs dans le monde..

Les accusations de politisation portées contre la CPI et la critique de ses manquements aux principes d’indépendance et d’impartialité qui sous-tendent toute justice digne doivent interpeller.

Or aujourd’hui, ces révélations de Médiapart, tendent à attester amplement que la CPI, tant dans son organisation que dans son fonctionnement, n’a plus les apparences d’une institution judiciaire digne de ce nom, ce qui serait une atteinte au droit des victimes à une justice équitable.

Malheureusement, ces révélations viennent mettre abondamment d’eau au moulin des partisans de la défiance actuelle de certains pays à l’égard de la Cour, illustrée par le refus solennel de l’Union africaine [UA] de coopérer avec elle "à l’arrestation et au transfert du président soudanais Omar el-Béchir", suspecté de crimes dans la guerre du Darfour, et qui a pris depuis lors une dimension politique et diplomatique, susceptible à terme de saper l’autorité de la CPI.

En conséquence, L’APDH appelle donc la communauté internationale et la coalition des ONG pour la CPI dont l’intérêt se trouve en une CPI crédible, à diligenter une enquête indépendante et impartiale en vue d’établir la vérité des faits révélés et traduire devant les juridictions compétentes, toute personne qui se serait rendu coupable, en dévoyant la noble mission de la CPI par une collusion avec des objectifs politiques.

Pour l’APDH, c’est seulement à ce prix que la CPI pourra se laver de la souillure jetée sur elle par les révélations du journal français en ligne ‘’Médiapart’’.

Fait à Abidjan le 07 octobre 2017,

pour l’APDH, le Président


Abraham Denis YAUROBAT

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